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Quelle grille de salaire pour une assistante dentaire en 2026 ?

Article mis à jour le 3 septembre 2026.

Vous êtes assistante dentaire ou employeur en cabinet libéral, et vous cherchez la grille salariale applicable en 2026 ? Les partenaires sociaux de la branche ont signé un accord le 12 février 2026, qui fixe les taux horaires minimums des emplois qualifiés avec effet au 1er janvier 2026 pour les cabinets adhérents. Cet accord a ensuite été étendu : il s’impose désormais à toute la branche, dans les conditions précisées plus bas.

Le taux horaire de base des assistantes dentaires qualifiées a bien été relevé. Reste que le vrai levier de rémunération, ce sont toujours les mentions complémentaires (administrative, ODF, parodontologie-implantologie), instaurées par l’accord du 5 décembre 2024. Et depuis le 1er juin 2026, le SMIC a bougé : les postes au plancher légal ne sont plus à 12,02 €.

Alors, quel est le salaire minimum pour une assistante dentaire en 2026 ? Comment les mentions de spécialisation pèsent sur la fiche de paie ? On reprend les chiffres, et ce qui a changé depuis le printemps.

L’essentiel en 30 secondes

Minima 2026 des cabinets dentaires : 13,93 € pour l’assistante qualifiée, SMIC à 12,31 € depuis juin, mentions 220 € et 215 €.

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Taux horaire assistante 13,93 € brut de l’heure (poste qualifié), soit environ 2 112,76 € brut pour 151,67 h. Accord du 12 février 2026, +1,5 % sur les emplois qualifiés.
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SMIC au 1er juin 2026 12,31 € brut de l’heure (1 867,02 € mensuels). Entretien et réceptionniste : on ne peut plus coller le 12,02 € de l’accord, le SMIC prend le dessus.
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Mentions complémentaires 220 € brut/mois (administrative), 215 € (ODF) et 215 € (parodontologie-implantologie), si la formation est validée et les compétences réellement utilisées. Prorata à temps partiel.
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Extension et dates Accord étendu par arrêté du 15 juillet 2026 (JO du 23 juillet). Rétroactivité au 1er janvier 2026 pour les adhérents des syndicats signataires. Pour les autres, opposabilité au lendemain du JO, pas un rappel automatique depuis janvier.

Une assistante dentaire

La grille de salaire 2026 détaillée (taux horaires minimums)

La rémunération dans les cabinets dentaires libéraux est encadrée par la Convention collective nationale des cabinets dentaires (IDCC 1619). Chaque année, les négociations de branche ajustent les salaires minimums.

L’accord du 12 février 2026 a acté deux choses :

  1. Un calage des planchers les plus bas sur le SMIC alors en vigueur (12,02 € au 1er janvier 2026).
  2. Une revalorisation de 1,5 % du taux horaire des emplois qualifiés (assistantes dentaires, aides dentaires, secrétaires techniques et prothésistes).

Voici les taux horaires bruts minimums pour une base de 151,67 heures (35 h/semaine). Pour les postes qualifiés, ce sont les minima de l’accord. Pour l’entretien et l’accueil, c’est le SMIC du 1er juin 2026 qui s’applique, car 12,02 € est passé sous le plancher légal.

Poste / Qualification Taux horaire brut minimum (septembre 2026) Salaire mensuel brut minimum (pour 151,67 h)
Assistante dentaire (poste qualifié) 13,93 € ~ 2 112,76 €
Secrétaire technique (ST) 13,78 € ~ 2 090,01 €
Aide dentaire 12,56 € ~ 1 904,98 €
Personnel d’entretien / Réceptionniste 12,31 € (SMIC) ~ 1 867,02 €

Personne occupant ces postes ne peut être payé en dessous du plus élevé des deux : minimum conventionnel ou SMIC. Le SMIC horaire brut est de 12,31 € depuis le 1er juin 2026 (1 867,02 € mensuels pour 35 h), selon Service-Public. Si vous dépassez les 35 heures, le calcul des heures supplémentaires s’ajoute à cette base.

Les mentions complémentaires, le vrai coup de boost du salaire de l’assistante dentaire

La force de la grille de salaire des assistantes dentaires en 2026 ne se limite pas au 13,93 € de l’heure. Le levier d’attractivité reste la valorisation des mentions complémentaires, fixée par l’accord de branche du 5 décembre 2024 (étendu, applicable au 1er janvier 2025).

Ces mentions sont des formations continues facultatives, reconnues par la branche, qui permettent à une assistante dentaire de se spécialiser. Cela soulève d’ailleurs souvent la question de savoir si une formation hors temps de travail peut être imposée (la réponse est non, dans la plupart des cas).

Le salaire ne dépend plus seulement de l’ancienneté, mais aussi de l’expertise acquise et réellement pratiquée. Pour financer ces spécialisations, beaucoup se tournent vers leur Compte personnel de formation.

1. La mention complémentaire administrative : 220 €/mois

C’est le changement le plus visible côté gestion de cabinet. Cette mention se substitue, pour les assistantes et aides dentaires concernées, à l’ancienne prime de secrétariat (205 €).

  • Montant : 220 € bruts par mois.
  • Pour qui : assistantes (ou aides dentaires) ayant validé la formation correspondante et qui exercent concrètement les tâches administratives complexes (gestion, suivi des dossiers, liaison comptable…).
  • Contexte : reconnaître le rôle de nombreuses assistantes dans la gestion administrative du cabinet, au-delà de l’accueil.

2. La mention complémentaire ODF : 215 €/mois

La spécialisation en orthopédie dento-faciale (ODF) ouvre droit à un complément de salaire fixe, toujours sous condition d’exercice réel des compétences.

  • Montant : 215 € bruts par mois.
  • Pour qui : assistantes ayant obtenu l’attestation de formation complémentaire en ODF et qui assistent le praticien dans les actes d’orthodontie.

3. La mention complémentaire parodontologie-implantologie : 215 €/mois

Face à l’essor de la chirurgie implantaire et des soins de parodontologie en cabinet, cette spécialisation est reconnue au même montant.

  • Montant : 215 € bruts par mois.
  • Pour qui : assistantes formées et certifiées pour assister sur les protocoles de chirurgie (préparation du bloc, assistance opératoire, suivi post-opératoire) liés à l’implantologie et à la parodontologie.

Point important : d’après Légifrance, le versement est dû seulement si les compétences acquises sont mises en œuvre au cabinet. Une (ou plusieurs) mentions peuvent se cumuler si chaque formation est validée et réellement utilisée. Pour les salariés à temps partiel (par exemple sur un rythme de 20 heures par semaine), les montants sont proratisés.

Cas spécifiques : quid des contrats de professionnalisation ?

La rémunération des personnels en formation, notamment en contrat de professionnalisation préparant au titre d’assistante dentaire, reste d’abord encadrée par le Code du travail : pourcentage du SMIC (ou, dans certains cas, du minimum conventionnel), selon l’âge et le niveau de qualification.

À titre d’exemple, avec un SMIC horaire à 12,31 € depuis le 1er juin 2026, une rémunération à 90 % du SMIC représente 11,08 € bruts de l’heure, et 100 % du SMIC correspond à 12,31 € bruts de l’heure. Avant cette date, les mêmes pourcentages se calculaient sur 12,02 € (soit 10,82 € à 90 %). Le pourcentage exact applicable à une situation donnée se lit dans le Code du travail et, le cas échéant, dans les dispositions spécifiques de la convention collective.

Une assistante dentaire

Quand et par qui cette grille doit-elle être appliquée ?

C’est souvent le point le plus confus. Depuis l’été 2026, la situation n’est plus celle d’un accord « en attente d’extension ».

  1. Cabinets adhérents d’une organisation patronale signataire (Les CDF, l’Union Dentaire, la FSDL) : les minima de l’accord du 12 février 2026 s’appliquent au 1er janvier 2026, avec rappel le cas échéant.
  2. Les autres cabinets (non adhérents) : l’accord est devenu obligatoire pour toute la branche après extension. L’arrêté du 15 juillet 2026, publié au Journal officiel du 23 juillet 2026 (consultable sur Légifrance), rend les stipulations opposables à tous. Pour les non-adhérents, cette opposabilité joue au lendemain de la publication au JO, pas avec un rappel automatique depuis le 1er janvier 2026.
  3. SMIC : dès qu’un minimum conventionnel passe sous le SMIC, c’est le SMIC qui s’impose, adhérent ou non. C’est le cas de l’entretien et de la réception depuis le 1er juin 2026.

En clair : on ne dit plus aux cabinets non syndiqués « attendez le JO, puis versez un rappel depuis janvier ». Le JO est paru. Le rappel depuis le 1er janvier concerne les employeurs déjà liés par l’accord avant l’extension. Pensez à vérifier vos bulletins (et à retrouver vos anciens bulletins de salaire si besoin).

L’évolution de la grille de salaire de l’assistante dentaire en 2026 tient donc en trois étages : 13,93 € de l’heure pour le poste qualifié, mentions complémentaires inchangées (220 € et 215 €), et plancher SMIC à 12,31 € pour les emplois non qualifiés. Pour les assistantes, c’est une raison concrète de se former. Pour les employeurs, un outil de fidélisation, y compris dès la promesse d’embauche.


Questions fréquentes (FAQ)

Quel est le salaire brut mensuel d’une assistante dentaire en 2026 pour 35 h ?

Sur la base du taux horaire minimum de 13,93 € et de 151,67 heures, le salaire brut mensuel minimum est d’environ 2 112,76 €. Ce montant n’inclut ni l’ancienneté, ni les mentions complémentaires.

Une assistante dentaire peut-elle cumuler les mentions complémentaires ?

Oui, si chaque mention a été validée et si les compétences correspondantes sont réellement mises en œuvre. Une assistante spécialisée en ODF (215 €) qui assure aussi la gestion administrative (220 €) peut percevoir les deux compléments, proratisés à temps partiel.

La prime de secrétariat de 205 € existe-t-elle toujours ?

Pour les assistantes dentaires concernées par la mention administrative, cette mention à 220 € bruts mensuels a pris le relais de l’ancienne prime de secrétariat. Un montant de 205 € reste évoqué dans les communications de branche pour certains postes d’accueil : le contrat et la classification réelle du salarié font foi.

L’employeur est-il obligé d’appliquer ces salaires minimums ?

Oui. Il s’agit des minima de la CCN (IDCC 1619), désormais étendus à toute la branche, sous réserve du SMIC lorsqu’il est plus favorable. Un employeur ne peut pas rémunérer en dessous, sous peine de rappel de salaire.

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Contenu validé techniquement

Arsène SOTTI

Cet article a été relu et validé par notre expert indépendant Arsène SOTTI. Diplômé d’un Mastère spécialisé en contrôle de gestion, audit et système d’information de SKEMA Business School et d’un Master of Science en Analyse Financière Internationale, Arsène est un professional de la finance avec plus de 5 ans d’expérience (passé par le Crédit Agricole, Michelin, le Groupe InVivo). Il exerce actuellement en tant qu’Analyste Risque Crédit.

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8 réflexions sur “Quelle grille de salaire pour une assistante dentaire en 2026 ?”

  1. Bonjour,

    La revalorisation de la mention ODF peut-elle être appliquée à une assistante dentaire dont le taux horaire est supérieur au minimum conventionnel ?
    Merci

    1. Bonjour Chantal,

      C’est une excellente question, et elle touche un point technique très important. La réponse est « oui, mais pas forcément en totalité ».

      Cette revalorisation n’est pas une « prime » qui s’ajoute automatiquement à votre salaire actuel. Elle sert à fixer un nouveau salaire minimum pour les assistantes ayant la compétence ODF.

      Calculons-le :

      Salaire minimum de base : 2 080,92 €

      Nouveau minimum ODF : 2 080,92 € + 215 € = 2 295,92 €

      Ce montant de 2 295,92 € est le nouveau plancher.

      Il faut donc comparer votre salaire horaire actuel à ce nouveau minimum :

      Si votre salaire actuel est déjà supérieur à 2 295,92 € : L’employeur n’a pas à ajouter les 215 €. Votre salaire est réputé déjà valoriser cette compétence ODF.

      Si votre salaire actuel est inférieur à 2 295,92 € (par exemple, 2 200 €) : L’employeur doit l’augmenter, non pas d’un montant de 215 €, mais jusqu’à ce nouveau minimum de 2 295,92 €.

        1. Bonjour Aka,

          Tous les salaires et primes mentionnés dans l’article (y compris le 2 080,92 €) sont toujours en salaire brut. Les grilles conventionnelles et les minimums légaux sont toujours fixés en brut.

  2. bonjour

    la complémentaire administrative de 220 € (ancienne prime secrétariat) est elle identique si je suis à 135 H/mois dons pas à plein temps ?
    Merci

    1. Bonjour,

      Merci pour votre question. Comme indiqué dans l’article, ce complément est proratisé en fonction du temps de travail.

      Le montant de 220 € est la base pour un temps plein (151,67 heures par mois).

      Pour votre contrat de 135 heures, le calcul est le suivant :

      (220 € / 151,67 heures) x 135 heures = 195,82 € bruts par mois.

      Vous toucherez donc 195,82 € au titre de cette mention complémentaire administrative.

  3. Bonjour quand une assistante n a pas les conditions requises( plus de 50 ans ,prime depuis plus de 5 ans et embauchée avant octobre 2022)
    Celle ci que depuis 09.2923 et elle a moins de 50 ans et je ne veux pas lui faire faire la formation de 100h pour la prime complémentaire que devient la prime de secrétariat , doit on la renommer ou a t il le droit de la supprimer ???

    1. Bonjour,

      Votre analyse est juste : votre assistante, embauchée en septembre 2023, n’a conventionnellement droit ni à l’ancienne prime (car embauchée après octobre 2022) ni à la nouvelle « mention » (car non formée).

      Ne la renommez surtout pas, ce serait illégal.

      Vous pouvez la supprimer, mais pas du jour au lendemain. Après deux ans de versement, ce n’est plus une simple erreur, c’est un avantage acquis, même s’il n’est pas au contrat.

      La Convention Collective (IDCC 1619) a prévu une procédure pour ce cas précis.

      La procédure légale est détaillée à l’Article 7.2 (« Modalités de dénonciation de la prime de secrétariat ») :

      1./ Notifier la suppression par lettre recommandée avec AR.

      2./ Respecter un préavis de 6 mois (pendant lequel la prime reste versée).

      3./ Faire un avenant au contrat qui acte ce changement.

      C’est la seule voie sécurisée pour supprimer ce versement indu sans risquer un contentieux aux prud’hommes.

      Voici la source exacte (Legifrance) :
      « 7.2. Modalités de dénonciation de la prime de secrétariat

      La suppression de la prime de secrétariat ne pourra intervenir que par dénonciation.

      La dénonciation ne pourra intervenir que par l’envoi d’une lettre recommandée avec avis de réception (LR/AR).

      Cette dénonciation ne sera effective qu’à l’expiration d’un délai de prévenance minimum de 6 mois. Le délai commence à courir à compter de la date d’envoi, par l’employeur, du courrier de dénonciation en lettre recommandée avec avis de réception (LR/AR).

      En cas de dénonciation, le salarié bénéficiera du maintien de la prime de secrétariat, proratisée pour les salariés travaillant à temps partiel, pendant le délai de 6 mois sans pour autant avoir à exécuter les tâches ouvrant droit au versement de la prime de secrétariat.

      La dénonciation sera mentionnée dans un avenant au contrat de travail du salarié. »

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