Article mis à jour le 26 avril 2026.
S’adresser à un notaire, officier public et ministériel, suit quelques codes simples. La bonne formule de politesse pour un notaire n’est pas un détail : elle montre d’emblée que vous connaissez les usages. Ce guide vous donne les tournures à utiliser en 2026, par email ou par courrier, pour des échanges clairs et respectueux dès la première ligne.
La règle d’or : l’usage du titre ‘Maître’ (homme et femme)
Dans la pratique notariale française, l’appellation de référence, à l’oral comme à l’écrit, reste Maître. Elle vaut pour un homme comme pour une femme et marque le respect dû à la fonction d’officier public. Les formules « Monsieur le notaire » ou « Madame la notaire » ne sont pas fautives (elles sont même tolérées dans l’administration depuis la féminisation des métiers) mais elles restent moins usuelles en étude. Pour rester dans l’usage majoritaire, privilégiez « Maître ».
Le titre s’écrit avec une majuscule et sans article : « Bonjour Maître », et non « Bonjour le Maître ». À l’écrit, on évite en général d’ajouter le nom de famille. À l’oral, dans une grande étude, « Bonjour Maître Dupont » peut aider à identifier la bonne personne, mais ce n’est pas la forme la plus classique.
Pour une femme notaire, on garde « Maître ». Le terme « Maîtresse » est à éviter, il a un autre sens en français. « Madame la notaire » est aujourd’hui admis, mais l’usage professionnel reste très majoritairement « Maître ». Dans un courrier, vous pouvez écrire « Cher Maître », forme historique encore très répandue, ou « Chère Maître », accord aujourd’hui courant et de plus en plus admis pour personnaliser l’adresse tout en respectant le titre.
| Genre du notaire | Appellation correcte |
|---|---|
| Homme | Maître ou Cher Maître |
| Femme | Maître, Cher Maître ou Chère Maître |
Formules pratiques : du premier contact à la clôture (lettre et email)
Savoir comment commencer et terminer une correspondance est essentiel. Pour aller plus loin dans la maîtrise de la communication professionnelle par email, notamment lors de l’envoi de documents PDF, les mêmes principes de clarté et de formalisme s’appliquent. Le niveau de formalisme varie légèrement selon le contexte (premier contact ou suivi de dossier) et le canal de communication. Voici un guide pratique pour 2026.
Débuter l’échange : adapter la formule d’appel
La formule d’appel donne le ton de votre message.
- Pour une première prise de contact : restez sobre. « Maître, » tout court fonctionne très bien. « Cher Maître, » convient aussi, et « Chère Maître, » est désormais bien accepté pour une femme.
- Pour des échanges en cours : une formule plus directe est naturelle, surtout par email. « Bonjour Maître, » est parfaitement adapté pour un suivi ou une demande de précision.
Conclure la correspondance : le protocole par canal
La formule de conclusion suit le support utilisé.
| Canal | Formules recommandées | À éviter |
|---|---|---|
| Lettre papier | « Je vous prie d’agréer, Maître, l’expression de mes salutations distinguées. » « Veuillez recevoir, Maître, l’assurance de ma considération distinguée. » |
Formules courtes, tutoiement |
| « Veuillez recevoir, Maître, mes salutations respectueuses. » « Bien à vous, Maître. » « Cordialement, » (si l’échange est déjà engagé) |
« Cdt », « BAV », « Cdlt » et toute abréviation |
Les erreurs à proscrire pour préserver votre crédibilité
Certaines erreurs, souvent commises par méconnaissance, peuvent fragiliser votre image auprès d’une étude notariale.
Ne pas confondre notaire et clerc de notaire
Le titre « Maître » est réservé au notaire, officier public et ministériel. Les collaborateurs de l’étude (dont la grille des salaires est encadrée par la convention collective du notariat), comme les clercs de notaire, ne portent pas ce titre. On s’adresse à eux par « Monsieur » ou « Madame » suivi du nom de famille.
Prendre le temps de vérifier la fonction de votre interlocuteur évite un impair et montre que vous connaissez le fonctionnement d’une étude.
L’usage de ‘Cher Maître’ et le vouvoiement

« Cher Maître » ou « Chère Maître » apporte une touche plus personnelle. Pour un premier message, « Maître, » seul reste la forme la plus neutre. Vous pourrez ensuite adapter selon le ton de la réponse.
Enfin, le vouvoiement reste la norme dans tous les échanges avec un notaire. Même après plusieurs années de suivi, le tutoiement n’a pas sa place dans ce cadre professionnel.
En somme, maîtriser la bonne formule de politesse pour un notaire facilite l’échange. Le titre « Maître » reste la référence pour un homme comme pour une femme, même si « Madame la notaire » est aujourd’hui toléré. Adapter l’appel et la conclusion au contexte, et ne pas confondre avec un clerc, permet d’installer une relation de confiance, précieuse quand il faut régler une succession ou préparer une donation-partage.
Questions fréquentes
Comment s’adresser à une femme notaire ?
On utilise « Maître », comme pour un homme. « Maîtresse » est à éviter. « Madame la notaire » est accepté depuis la féminisation des métiers, mais « Maître » reste l’usage majoritaire en étude. À l’écrit, « Cher Maître » reste très courant, « Chère Maître » est aujourd’hui tout à fait admis.
Quelle est la différence entre une formule pour une lettre et un email ?
Une lettre papier demande une formule longue : « Je vous prie d’agréer, Maître, l’expression de mes salutations distinguées. » Un email accepte des tournures plus courtes : « Veuillez recevoir, Maître, mes salutations respectueuses. », « Bien à vous, Maître. » ou, quand l’échange est installé, « Cordialement, ». Les abréviations restent à éviter dans tous les cas.
Doit-on appeler un clerc de notaire ‘Maître’ ?
Non. Le titre « Maître » est réservé au notaire. Un clerc se salue par « Monsieur » ou « Madame » suivi de son nom de famille.