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Quels placements conservent vraiment le PFU à 30 % après la hausse de la CSG ?!

Vous venez de recevoir votre relevé annuel d’assurance-vie et vous vous demandez si la hausse de la CSG va grignoter vos gains. Bonne nouvelle : certains placements conservent le PFU à 30 % après la hausse de la CSG entrée en vigueur au 1er janvier 2026, pendant que d’autres basculent mécaniquement à 31,4 %. Le critère qui sépare les deux camps n’a rien à voir avec le montant investi ou votre tranche d’imposition. Il tient à la nature de l’enveloppe elle-même.


L’essentiel en 30 secondes

📊
Deux taux depuis 2026
Le PFU grimpe à 31,4 % pour la majorité des revenus du capital, mais reste à 30 % pour une liste précise de produits fixée par la loi.
🔑
Assurance-vie et capitalisation épargnées
Ces produits gardent le taux historique de 30 %, comme les PEL, les CEL et le PEP.
🚨
Le PEA, une fausse exception
Après 5 ans, l’impôt sur le revenu reste exonéré, mais les prélèvements sociaux grimpent aussi à 18,6 % sur la part taxable.
⚠️
Jusqu’à 35,4 % pour les hauts revenus
Avec la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR), le taux global peut dépasser largement 31,4 %.

Quels placements conservent le PFU à 30 % en 2026 ?

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a mis fin à un taux unique de CSG sur les revenus du capital. Un taux de droit commun à 31,4 % s’applique désormais à la majorité des placements, pendant qu’un taux dérogatoire reste fixé à 30 % pour une liste précise, fixée à l’article L.136-8, IV du code de la sécurité sociale.

  • Les produits des contrats d’assurance-vie et de capitalisation
  • Les revenus fonciers et les plus-values immobilières
  • Les intérêts et primes d’épargne des CEL, et des PEL ouverts avant le 1er janvier 2018
  • Les produits, rentes viagères et rentes d’épargne des plans d’épargne populaire (PEP), lorsqu’ils sont exonérés d’impôt sur le revenu

💡 À retenir :

Seuls les placements listés à l’article L.136-8, IV du code de la sécurité sociale gardent le PFU à 30 %. Tout ce qui n’y figure pas passe, par défaut, au taux de 31,4 %.

Avant d’entrer dans le détail de chaque exception, un point mérite d’être posé : le choix de l’enveloppe pèse souvent plus lourd que le rendement affiché du produit. Pour situer ces placements dans une stratégie globale et comparer leur potentiel pour 2026, vous pouvez consulter un panorama complet des différentes possibilités en cliquant ici.

Documents fiscaux et contrat d'assurance-vie posés sur un bureau avec calculatrice, illustrant les placements qui conservent le PFU à 30% après la hausse de la CSG en 2026

Ce qui change concrètement avec la LFSS 2026

Le taux de CSG de droit commun passe de 9,2 % à 10,6 % sur les revenus du patrimoine et les produits de placement. Additionné à la CRDS (0,5 %) et au prélèvement de solidarité (7,5 %), le total des prélèvements sociaux grimpe de 17,2 % à 18,6 %. Le PFU global, lui, monte donc de 30 % à 31,4 % (12,8 % d’impôt sur le revenu, inchangé, plus 18,6 % de prélèvements sociaux).

Selon Légifrance, ce basculement est inscrit à l’article 12 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025, publiée au Journal officiel fin décembre. La fraction déductible de la CSG reste, elle, fixée à 6,8 %, sans changement.

Un point échappe souvent aux épargnants : les dates d’application ne sont pas les mêmes partout. Pour les revenus du patrimoine, la hausse s’applique dès l’imposition des revenus de 2025, donc rétroactivement. Pour les produits de placement comme les dividendes ou les intérêts, elle ne joue qu’à partir du 1er janvier 2026. En cumulant la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, le total des prélèvements peut même atteindre 35,4 % pour certains foyers.

L’assurance-vie et les contrats de capitalisation, l’exception qui pèse le plus

C’est le point le plus commenté depuis la publication du texte. L’assurance-vie et les contrats de capitalisation figurent nommément dans la liste des revenus qui conservent le PFU à 30 %. Leurs produits restent donc taxés au taux historique, sans changement lié à la CSG, quelle que soit l’ancienneté du contrat, ce qui n’enlève rien aux questions de transmission, notamment pour savoir si les héritiers peuvent connaître le bénéficiaire de l’assurance-vie.

💡 À retenir :

L’assurance-vie et les contrats de capitalisation gardent le PFU à 30 %. C’est l’une des rares enveloppes qui traverse la réforme sans aucun ajustement de taux.

PEL, CEL, PEP : des produits d’épargne réglementée qui restent à 30 %

Les intérêts et primes d’épargne des comptes et plans d’épargne logement, CEL et PEL, sont expressément cités dans la liste des exceptions, mais uniquement lorsqu’ils sont exonérés d’impôt sur le revenu. C’est le cas des CEL, et des PEL ouverts avant le 1er janvier 2018 : ceux-ci gardent le taux dérogatoire. En revanche, les PEL ouverts depuis le 1er janvier 2018 sont imposés au PFU dès leur première année et basculent donc mécaniquement au taux de droit commun de 31,4 %.

Les plans d’épargne populaire, moins répandus aujourd’hui, bénéficient de la même protection pour leurs produits, rentes viagères et rentes d’épargne, à condition que ceux-ci soient exonérés d’impôt sur le revenu. Le texte les traite comme des enveloppes de long terme, au même titre que l’assurance-vie.

Immobilier : revenus fonciers et plus-values hors du champ de la hausse

Les revenus fonciers issus de la location nue et les plus-values immobilières restent également soumis au taux global de 30 % quand le PFU s’applique. Ces revenus figurent parmi la liste limitative fixée à l’article L.136-8, IV, aux côtés de l’assurance-vie et de l’épargne logement.

Concrètement, un propriétaire bailleur ou un vendeur qui réalise une plus-value immobilière n’est pas concerné par le passage à 31,4 %. Le régime applicable reste celui d’avant la réforme, et le calcul des prélèvements sociaux sur les revenus fonciers conserve ses règles et ses exonérations liées à la durée de détention.

PEA : une exception qui n’en est pas vraiment une

🚨 Le piège à connaître :

Le PEA ne figure dans aucune liste légale d’exceptions. Beaucoup pensent, à tort, qu’il échappe totalement à la hausse.

Après cinq ans de détention, les gains d’un PEA restent exonérés d’impôt sur le revenu, mais les prélèvements sociaux s’appliquent bel et bien sur la part taxable, et au nouveau taux de 18,6 %. Le PEA ne conserve donc pas le PFU à 30 % dans son ensemble : seule la composante impôt sur le revenu est neutralisée, pas la composante sociale.

La confusion vient souvent d’un raccourci de langage. Un placement « exonéré d’impôt sur le revenu » n’est pas la même chose qu’un placement qui conserve le PFU à 30 %. Sur un PEA, l’un est vrai, l’autre non.

Comparer les taux en un coup d’œil

Type de revenu Taux avant 2026 Taux 2026
Dividendes, intérêts, plus-values mobilières (droit commun) 30 % 31,4 %
Assurance-vie, contrats de capitalisation, PEP 30 % 30 % (maintenu)
CEL, et PEL ouverts avant 2018 30 % 30 % (maintenu)
PEL ouverts depuis 2018 30 % 31,4 %
Revenus fonciers, plus-values immobilières 30 % 30 % (maintenu)
Avec contribution exceptionnelle (hauts revenus) jusqu’à 34 % jusqu’à 35,4 %

Ce tableau donne la photo légale à un instant donné. Dans les faits, l’arbitrage entre enveloppes dépend aussi de votre TMI, de votre horizon et de vos projets de transmission, des paramètres qu’aucun barème ne résume à lui seul.

Retenir quels placements conservent le PFU à 30 % ne suffit pas à construire une allocation. L’enveloppe pèse souvent plus lourd que le produit lui-même dans le rendement net final, et elle mérite d’être révisée dès qu’un texte de loi change la donne.

Questions fréquentes

Le PER conserve-t-il le PFU à 30 % en 2026 ?

Le PER ne figure pas dans la liste des exceptions fixée à l’article L.136-8, IV. Ses produits suivent donc en principe le taux de droit commun à 31,4 %, même si certains professionnels évoquent encore des zones d’incertitude sur le traitement précis de la sortie en rente ou en capital.

Le Livret A est-il touché par la hausse de la CSG ?

Non. Les livrets réglementés totalement défiscalisés restent en dehors du champ des prélèvements sociaux, quel que soit le taux de CSG en vigueur. La question du PFU à 30 % ou 31,4 % ne se pose même pas pour ce type de support. Si vous hésitez entre supports défiscalisés, notre comparatif Livret A ou Livret Jeune : lequel est le plus rentable en 2026 détaille les écarts de rendement.

La hausse s’applique-t-elle aussi aux gains réalisés en 2025 ?

Cela dépend du type de revenu. Pour les revenus du patrimoine, comme les plus-values mobilières, la hausse s’applique de façon rétroactive dès l’imposition des revenus 2025. Pour les produits de placement, dividendes et intérêts par exemple, elle ne joue qu’à partir du 1er janvier 2026.

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