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Ce salon de l’emploi à Mérignac prouve que l’aéronautique ne connaît pas la crise : le secteur recrute !

700 personnes en une heure. C’est ce qui s’est passé le 28 avril 2026 au Pavillon du Pin Galant de Mérignac : un secteur entier qui recrute à plein régime, et des candidats qui ont tout compris.

Pendant que d’autres filières enchaînent les plans sociaux, l’aéronautique, le spatial et la défense jouent dans une autre catégorie. La 4e édition du Salon ASD (co-organisée par la Ville de Mérignac et France Travail) s’est tenue ce mardi de 10h à 17h. Entrée libre, accès gratuit. Et pourtant, la file d’attente ne désemplissait pas.

La raison ? Plus de 47 entreprises et 10 organismes de formation étaient présents, avec des offres à pourvoir immédiatement. Pas des promesses vagues. Des postes concrets, des recruteurs en face-à-face, et un secteur qui emploie déjà plus de 12 000 personnes rien que sur le périmètre de Bordeaux Aéroparc.

Stands d'entreprises lors d'un salon emploi dans le secteur aéronautique et défense

Un secteur qui recrute, vraiment

On vous le dit souvent : « le marché de l’emploi est tendu ». Mais là, c’est différent. La filière ASD est l’un des rares secteurs économiques français à afficher une demande de main-d’oeuvre structurelle, pas conjoncturelle.

Le contexte international n’y est pas pour rien. La remontée des budgets de défense en Europe, les carnets de commandes de l’industrie aéronautique civile, les programmes spatiaux : tout converge pour créer une pression durable sur les recrutements. Ce ne sont pas des embauches de remplacement. Ce sont des besoins de croissance réels.

Preuve concrète : plusieurs offres publiées sur le site officiel de France Travail invitaient directement les candidats à retrouver les recruteurs au salon ce 28 avril. Des entretiens planifiés, sur place, dans la journée. Trois annonces référencées mentionnaient explicitement l’événement comme point de contact d’embauche.

Et les chiffres parlent d’eux-mêmes sur la trajectoire. La 3e édition, en mars 2025, avait réuni :

  • 45 entreprises et 10 organismes de formation présents
  • Plus de 1 000 visiteurs sur la journée
  • Plus de 2 000 offres d’emploi proposées

Un an plus tard, la dynamique s’amplifie encore.

À retenir
La 4e édition du Salon ASD s’est tenue le 28 avril 2026, de 10h à 17h, au Pavillon du Pin Galant (17 avenue Roland Dorgelès, Mérignac). Entrée gratuite, ouverte à tous. Plus de 47 entreprises et 10 organismes de formation annoncés, après une édition 2025 ayant réuni plus de 1 000 visiteurs et plus de 2 000 offres d’emploi. Co-organisateurs : Ville de Mérignac et France Travail, avec Bordeaux Métropole, GIFAS, UIMM et APEC parmi les partenaires.

Et si c’était le moment de tout changer ?

Voilà le vrai sujet. Derrière les chiffres du salon, il y a une question que beaucoup se posent en silence : est-ce qu’un secteur comme l’ASD est accessible à quelqu’un qui vient d’ailleurs ?

La réponse officielle de France Travail est claire : après un licenciement économique, rien n’oblige à rechercher le même métier que celui perdu. Un changement d’activité est possible, à condition que le projet soit sécurisé et validé avec un conseiller référent. Et d’ailleurs, si vous vous demandez qui est concerné en premier lors d’un licenciement économique, les règles légales sont plus précises qu’on ne le croit.

C’est précisément la logique des dispositifs d’accompagnement qui existent en France. Le plus connu : le Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP). Il s’adresse aux salariés licenciés économiques dans les entreprises de moins de 1 000 salariés. Durée maximale : 12 mois. Indemnisation : 75 % du salaire journalier de référence pour ceux ayant au moins un an d’ancienneté.

Attention cependant : le CSP comporte des subtilités que beaucoup ignorent au moment de signer. Vous avez 21 jours calendaires pour l’accepter ou le refuser, et certains pièges peuvent vous coûter cher si vous ne les anticipez pas. Ce délai peut sembler long, mais il passe vite quand on ne sait pas où regarder.

Dans les entreprises de plus de 1 000 salariés, c’est le congé de reclassement qui s’applique. Autre mécanique, même philosophie : un accompagnement individualisé, des actions de formation ou de VAE, avec une allocation d’au moins 65 % de la rémunération brute moyenne des 12 derniers mois pendant la période du congé hors préavis.

Pour bien comprendre les deux dispositifs, voici ce qui les distingue concrètement :

  • CSP : entreprises de moins de 1 000 salariés, durée max 12 mois, indemnisation à 75 %, délai de réflexion de 21 jours
  • Congé de reclassement : entreprises de 1 000 salariés ou plus, allocation plancher à 65 %, délai de réflexion de 8 jours, statut de salarié conservé jusqu’à la fin du congé

Une étude de la Dares publiée en 2025 montre que la formation professionnelle améliore concrètement les chances d’obtenir un entretien pour les candidats en reconversion, notamment sur les métiers en tension. Et l’aéronautique, la défense et le spatial sont précisément des filières en tension.

Avertissement
Le CSP et le congé de reclassement ne s’appliquent pas aux mêmes situations. Le CSP concerne les entreprises de moins de 1 000 salariés (ou en redressement/liquidation judiciaire) ; le congé de reclassement s’impose aux entreprises ou groupes d’au moins 1 000 salariés. Les deux dispositifs ont des règles d’indemnisation et des délais de réflexion distincts. Avant toute décision, consultez un conseiller France Travail ou rapprochez-vous de Service-Public (service-public.gouv.fr) pour connaître vos droits exacts selon votre situation.

Le salon ASD de Mérignac, c’est plus qu’un forum emploi. C’est le signe que certains secteurs n’attendent pas. Pendant que d’autres filières hésitent, l’aéronautique et la défense tendent la main. La prochaine édition aura lieu dans un an. Mais les recrutements, eux, continuent toute l’année.

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